Publié le 28 Feb 2019 - 01:26
SCRUTIN CALME, MANQUE DE DIALOGUE, ABSENCE FEMMES, ROLE DES MEDIAS…

Les bons et les mauvais points de la mission d’observation de l’Ue 

 

La Mission d’observation électorale de l’Union européenne pour la présidentielle du dimanche dernier salue un scrutin libre et transparent. Cependant, elle a déploré l’absence de candidatures féminines et le comportement de certains médias sénégalais qui n’ont pas bien respecté le Code électoral.

 

La Mission d’observation électorale de l’Union européenne a tenu, ce mardi, une conférence de presse pour dévoiler ses appréciations, après le scrutin du 24 février. Elle a, ainsi, dressé un bilan satisfaisant. ‘’Le scrutin était calme et transparent, et a été caractérisé par une forte mobilisation des électeurs. Dans l’ensemble, les procédures de dépouillement ont été conduites de manière transparente et ordonnée. La centralisation des résultats a été évaluée positivement dans la quasi-totalité des commissions de recensement des votes observées. Les candidats y étaient généralement représentés et les procédures appliquées de façon transparente et consensuelle’’, s’est félicitée Elena Valenciano, Cheffe de délégation de la Mission d’observation électorale de l’Ue déployée au Sénégal.

Selon toujours cette mission, l’organisation des élections bénéficie d’une structure administrative solide au sein du ministère de l’Intérieur et des préfectures et sous-préfectures. Ainsi, en règle générale, l’organisation matérielle du scrutin s’est faite dans le respect des règles et délais prescrits pas la loi. Quant à la Cour d’appel de Dakar, elle a su, jusqu’à présent, faire preuve d’efficacité dans son rôle de gardienne de l’intégrité du processus électoral.

L’Ue déplore le manque de dialogue entre l’opposition et la majorité

Cependant, la Mission d’observation de l’Union européenne déplore le manque de dialogue entre l’opposition et la majorité. Ainsi que les cas ‘’isolés d’électeurs détenant leur carte qui n’ont pas pu voter, parce qu’ils ne trouvaient pas leurs noms sur les listes d’émargement’’. Elle estime aussi que ‘’la Commission nationale autonome, en tant qu’organe de supervision, a des pouvoirs et capacités d’initiative limités.

La mission a également souligné que dans l’histoire de stabilité politique et d’alternance démocratique du Sénégal, cette élection est inédite à plus d’un titre. Cela, parce qu’elle s’est déroulée en l’absence de ‘’candidat représentant formellement les deux partis ayant historiquement structuré la vie politique sénégalaise, le Pds et le Ps. Cette élection montre ainsi un paysage politique en recomposition’’.

Le rôle des médias sénégalais

Dans ses observations, la mission de l’Union européenne a relevé le rôle important des médias sénégalais dans la couverture médiatique de la campagne électorale et du scrutin. Ainsi, les observateurs estiment que ‘’la campagne a été très présente dans les médias sénégalais qui ont rempli leur mission d’informer les électeurs. Ils ont couvert largement les discours des candidats et la campagne électorale, dès son lancement, à travers des formats d’information classiques et via des émissions et reportages ad hoc’’.

Pour l’audiovisuel public, ils soulignent que ‘’la Rts et la Rsi ont suivi la campagne électorale de tous les candidats, en leur attribuant chacun une équipe et en leur offrant un espace égal dans l’émission dénommée ‘Journal de la campagne’’’. Cependant, les observateurs regrettent que dans son ‘’Jt’’, la Rts a accordé un temps d’antenne plus important au gouvernement et a relayé des vidéos publicitaires promouvant les réalisations et projets du président sortant.

 Quant aux médias audiovisuels privés, la mission constate qu’ils ont largement couvert la campagne. Par contre, elle souligne que la Tfm et la 2Stv ont couvert davantage la coalition Bby au détriment des autres candidats en lice. En ce qui concerne les autres médias privés et les sites d’information, les observateurs estiment que certains n’ont pas respecté les dispositifs du Code électoral, notamment ceux relatifs à la publicité politique.

L’absence de candidature féminine 

La mission a déploré l’absence de candidature féminine à la présidentielle de dimanche dernier. Une conséquence directe de l’introduction des parrainages dans le processus électoral. Une situation en contraste avec la représentation des Sénégalaises à l’Assemblée nationale. ‘’Au Sénégal, les femmes peinent à obtenir leur place dans la vie publique, comme l’illustre l’absence de candidate à l’élection présidentielle actuelle. Ceci, en dépit de la ratification des principaux instruments internationaux en la matière, la reconnaissance des grands principes dans la Constitution, des avancées évidentes dans la législation et la représentation politique’’, a regretté Mme Valenciano.  

ABBA BA

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