Publié le 30 Dec 2014 - 13:02
SORTIE DE L’ALBUM JAM AK SALAM

Croisé du métissage culturel

 

La musique sénégalaise ne s’exporte pas. Ouvrir une voie moderne et contemporaine est le défi que cherche  à relever le groupe Djidjack music à travers la sortie de l’album Jam Ak Salam.

 

Djidjack music a lancé hier son troisième album. Jam Ak Salam est une variété musicale à la réalisation de laquelle a participé un groupe d’artistes hétérogènes. Car il s’agit pour le groupe de mettre l’accent sur l’universalité de la musique. ‘’Musicien sénégalais, c’est un titre qui se résume à sa carte nationale d’identité. Mais tous les artistes sont  des citoyens du monde’’, révèle Djiby Guissé, membre du groupe les frères Guissé. L’idée de cette assertion cadre bien avec la perspective lyrique de cet opus.

16 musiciens de styles et de cultures mâtinés ont prêté leur voix pour réaliser cette production musicale. De l’envolée lyrique d’un Ameth Maal, sur un rap engagé de Nix, au Mbalax sérère de Oussou Ndiol, en passant par un afro-pop rock, Jam Ak Salam qui vient de sortir sur le marché veut contribuer à la valorisation et à la structuration  de l’activité artistique.

Le porte-étendard de cet album projet est le réalisateur, compositeur et arrangeur musical Jean pierre Senghor Emily. Un chevronné de l’art, qui a vécu un quart de siècle au Brésil et à l’Hexagone avant de retourner au bercail. ‘’La musique sénégalaise fait face à d’innombrables difficultés et notre devoir, c’est d’innover et de proposer une nouvelle alternative au public’’, argumente l’ancien lead vocal du groupe Bataaxal, avant de poursuivre que cette production peut même transcender le marché local et atteindre d’autres horizons (Europe, Etats-Unis etc.)

 Toujours de l’avis du promoteur, le titre de l’album Jam ak Salam répond à un ensemble de questionnements musico-culturels. ‘’De l’expression des salutations Jam ak Salam émane des jeux de mots qui donnent un sens polysémique. Dans le jargon des musiciens, Jamm signifie rencontre, partage musical improvisé. Salam, renvoie à la paix. Car cet échange multiculturel stimulant la créativité et la mixité est une réponse pour faire éclater les niches musicales et faire tomber les frontières’’, a soutenu Jean pierre Senghor Emily.  

 

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