Publié le 20 Feb 2015 - 23:18
MISE EN ŒUVRE DES BOURSES FAMILIALES

La Banque Mondiale octroie 20 milliards au Sénégal

 

La Banque Mondiale a lancé hier le projet Filets sociaux doté d’une enveloppe de 40,5 millions de dollars (soit 20 milliards). Il a pour but de construire un registre national unique pour une meilleure coordination des actions de protection sociale.

 

Dans le cadre des bourses familiales, la Délégation générale à la Protection sociale (DGPSN) est chargée d’assurer la qualité du ciblage et des données sur les 450 000 ménages que le gouvernement veut inscrire. Dans cette optique, la Banque Mondiale vient d’accorder un financement d’un montant de 40,5 millions de dollars (soit 20 milliards F CFA). ‘’Le financement de 40,5 millions de dollars que nous avons mis à la disposition du Sénégal servira à appuyer la Délégation générale à la Protection sociale, à assurer la qualité du ciblage et des données sur les 450 000 ménages que le gouvernement a prévu d’inscrire’’, explique la Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Mme Vera Songwé. Outre la DGPSN, il s’agira aussi d’aider les ministères sectoriels à développer et mettre en œuvre les modules d’accompagnement des familles et les mécanismes de vérification des conditionnalités, afin que le programme des bourses atteigne ses objectifs.

En effet, les estimations de 2011 montrent qu’il y a 170 000 ménages au Sénégal qui vivent en condition d’extrême pauvreté. Puisqu’il s’agit d’une première étape, Vera Songwé renseigne que le projet se concentrera sur les axes clés, soit l’établissement des piliers du système en général (registre unique et système d’information et de gestion) et la mise en œuvre d’un programme de transferts monétaires ciblés à un investissement dans le capital humain des enfants et des personnes âgées. ‘’Si nous insistons sur le registre unique, c’est pour avoir la transparence d’abord dans le ciblage, car c’est un système de transfert monétaire qui est en train d’être fait.

Donc, il faut s’assurer que ce soit un travail intègre et la coordination permettrait d’avoir ça. Il faut bâtir un programme de résilience à long terme. Si nous avons un programme avec un registre unique, c’est plus facile de cibler les interventions, les personnes, à chaque moment qu’il y a des problèmes. Il faut aussi augmenter la rapidité de la réponse car très souvent, quand un problème de malnutrition arrive, il faut attendre 4 ou 5 mois pour trouver les fonds. Avec le registre unique, ça sera beaucoup plus facile. Le registre est le socle, le pilier de ce programme.’’

A son tour, la déléguée générale à la protection sociale, Anta Sarr Diacko, a insisté sur la nécessité de réduire la dispersion des interventions et d’avoir des bases d’analyse communes. ‘’La Banque mondiale nous donne l’opportunité de relever les défis de la cohésion et de la synergie dans la démarche et dont le socle est l’élaboration d’un registre national unique des ménages vulnérables qui servira de référence à toutes les actions de soutien aux populations en difficulté’’, a dit Mme Diacko. Sur ce, elle a demandé à tous les acteurs sectoriels de mettre en commun les registres épars et multiples qui réduisent d’autant l’efficacité et l’ampleur des actions. ‘’Le registre national unique permettra non seulement une meilleure coordination des actions de protection sociale, mais aussi une réduction des chevauchements et des duplications. Et pour parvenir à ce résultat, un travail de longue haleine doit être mené avec la collaboration de tous les acteurs’’, a-t-elle souligné.

VIVIANE DIATTA

 

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