Publié le 19 Apr 2018 - 11:08

Macky à Paris

 

Le voyage du chef de l’Etat en France, qui s’étend du 17 au 21 avril dans un contexte de vote de la loi sur le parrainage, suscite moult réactions. Sur les réseaux sociaux, les commentaires vont bon train et le président Macky Sall est accusé, par certains, d’avoir pris la fuite, en laissant derrière lui une situation grave de danger. Beaucoup estiment que ‘’le chef de l’Etat sénégalais a choisi d’aller se prélasser au pays de Marianne, pendant que son pays se trouve au  bord de l’explosion’’. D’autres pensent que c’est aussi une manière de faire semblant de n’avoir pas entendu les différents appels de la société civile et des chefs religieux, afin de ne pas revenir sur sa décision.

...Restons avec ce déplacement de Macky Sall en France. Et c’est pour signaler que cette visite de 4  jours du chef de l’Etat  à Paris n’a pas été de  tout repos. Macky Sall a été hué hier par des Sénégalais vivant en France, présentés comme des opposants. Ces derniers scandaient des slogans du genre ‘’Le  Sénégal va mal’’, ‘’Mon pays va mal’’, ‘’Macky Sall voleur’’. La vingtaine de personnes s’approchait du cortège présidentiel en conspuant. Une fois en contact avec la délégation, les manifestants ont versé de la  farine sur le caméraman et  les gardes du corps. Certains les insultaient. Un nommé Cheikh a voulu même bastonner le caméraman qui a voulu riposter, mais un individu s’est interposé. Sur les vidéos postées sur le net, on entend des voix dire : ‘’Cheikh, bul door’ (ne frappe pas). Laisse-le filmer.’’ 

...L’accueil que lui ont réservé des Sénégalais établis en France a apparemment mis le président de la République dans tous ses états. Houspillé, Macky Sall a déversé toute sa colère sur les responsables de l’Alliance pour la République (Apr) de France, selon le site ‘’Senenews’’ visité par ‘’EnQuête’’. Le chef de l’Etat, d’après les informations fournies, a imputé cette situation à ses lieutenants, plus enclins à se crêper le chignon qu’à s’unir et faire bloc pour prévenir de telles éventualités. ‘’La guerre que vous menez est nulle et, à la limite, inutile et dangereuse pour notre parti et le pouvoir que nous exerçons. Si, aujourd’hui, l’opposition arrive à nous mener la vie difficile à Paris, c’est parce que vous les responsables du parti, vous vous menez une guerre fratricide. Faites taire vos querelles, rassemblez-vous et travailler ensemble’’, aurait déclaré le président de la République lors d’une rencontre avec les représentants diplomatiques et les responsables de son parti.

Section: 
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"
PREMIER CONSEIL DES MINISTRES : Diomaye exige des “résultats rapides” du gouvernement Lo
CRISE AU SOMMET DE L’ÉTAT : L’APR dénonce “l’échec du projet Pastef” et appelle à une mobilisation générale
SINDIELY WADE : La passion du Sénégal
ÉDUCATION FEMMES : Un legs difficilement égalable
ABDOULAYE WADE : Un patrimoine africain vivant
APRÈS SA RECONDUCTION DANS LE GOUVERNEMENT : Moussa Bala Fofana quitte Pastef et revendique un choix dicté par « le devoir »
PROFIL - MINISTERE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE Idrissa Samb tourne le dos à Sonko pour Diomaye
ÉLECTION D'OUSMANE SONKO À L'ASSEMBLÉE NATIONALE Le FDR réclame l'annulation de son mandat de député
FACE AUX ATTAQUES DE SONKO : Aldiouma Sow en bouclier de Diomaye
RESTRUCTURATION-BAISSE DES SUBVENTIONS Sonko file la patate chaude à Diomaye
SAINT-LOUIS : MOUVEMENT ÉPAULE CONTRE ÉPAULE : La coalition Diomaye Président élargit ses bases
LES INITIATEURS DE “DUNDAL PS” DÉNONCENT UNE DÉRIVE DICTATORIALE ET SONNENT LA MOBILISATION Le Parti socialiste en ébullition
REMANIEMENT : La feuille de route de Diomaye 2
OUSMANE SONKO FUSTIGE DIOMAYE FAYE ET ACTE LE DIVORCE TOTAL : La rupture fratricide
RUPTURE ENTRE DIOMAYE ET PASTEF : Une vague de démissions secoue l'administration
Représentation des femmes dans le gouvernement
RÉINTÉGRATION ET ÉLECTION D'OUSMANE SONKO AU PERCHOIR : L’opposition saisit le Conseil constitutionnel