Publié le 18 Sep 2022 - 17:49
PERFORMANCES ÉCONOMIQUES EN JUILLET 2022

Amélioration de la balance commerciale de 66,2 milliards de francs CFA

 

Après les chiffres économiques des six premiers mois de l’année, la DPEE a rendu publiques les performances de l’économie sénégalaise au courant du premier mois du second semestre.

 

Les statistiques économiques ont relevé une amélioration de la balance commerciale du Sénégal, au cours du mois de juillet 2022. C’est la conclusion du dernier point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Sur cette période, les experts assurent que le déficit commercial s’est amélioré de 66,2 milliards de francs CFA par rapport au mois précédent, pour se situer à 219,4 milliards. Cette situation est due à une baisse des exportations de biens (-30,1 milliards) moins importante que celle des importations (-109,4 milliards).

Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s’est amélioré de 4,2 points de pourcentage, pour s’établir à 58,7 %.

Les exportations se sont repliées de 8,8 % en variation mensuelle, passant de 342,5 milliards à 312,5 milliards. Ce recul est la conséquence de la baisse des expéditions de produits pétroliers (-37,8 milliards), de produits halieutiques (-18,7 milliards), d’or brut (-13,1 milliards) et de zircon (-7,1 milliards).

Toutefois, cette baisse a été atténuée par une hausse des exportations de titane (+4,5 milliards). Par rapport à juillet 2021, les exportations ont crû de 39,0 % (+87,7 milliards). L’évolution notée est attribuable à un renforcement des ventes de produits pétroliers (+13,9 milliards), d’acide phosphorique (+7,5 milliards), de titane (+5,9 milliards), de produits halieutiques (+5,4 milliards) et de produits arachidiers (+3,8 milliards). Cette progression a été, cependant, ralentie par une baisse des exportations d’or brut (-7,5 milliards).

S’agissant des importations de biens du mois de juillet 2022, elles se sont repliées de 15,3 % (-109,4 milliards) par rapport à juin, en liaison avec le recul des achats de ‘’froment et méteil’’ (-29,4 milliards), de ‘’machines, appareils et moteurs’’ (-18,5 milliards), de ‘’véhicules, matériels de transport et pièces détachées des automobiles’’ (-18,3 milliards), de riz (-11,6 milliards) et des ‘’autres produits pétroliers’’ (-10,5 milliards).

Ce repli a été, toutefois, amoindri par la progression des achats de maïs (+10,8 milliards). Sur un an, les achats de biens ont augmenté de 43,9 % (+184,5 milliards), au mois de juillet 2022, à la faveur des achats d’autres produits pétroliers (+125,6 milliards), de maïs (+18,2 milliards), de riz (+8,4 milliards) et de ‘’machines, appareils et moteurs’’ (+3,7 milliards). Par contre, les importations de froment et de méteil se sont contractées de 5,5 milliards, sur la période.

La même tendance est observée dans les échanges avec les autres pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Dans cette zone économique, les expéditions de biens au mois de juillet 2022 ont baissé de 12,7 % (-14,2 milliards) par rapport à juin 2022, pour s’établir à 98,0 milliards. Le Mali reste le principal client du Sénégal avec une part de 47,9 %, en baisse de 25,2 points de pourcentage par rapport au mois de juin. Au même moment, les importations de biens du Sénégal en provenance de la zone UEMOA ont baissé de 25,3 % pour s’établir à 6,9 milliards, contre 9,2 milliards en juin. Elles représentent 1,1 % de la valeur totale des importations de juillet, soit en baisse de 11,7 % comparé au mois précédent. Avec une part de 91,2 %, la Côte d’Ivoire est restée le principal fournisseur du Sénégal dans la zone. Les principaux produits importés de ce pays partenaire ont été les matières plastiques artificielles (13,7 %), les ‘’tabacs bruts et fabriqués’’ (11,9 %), les ‘’fruits et légumes comestibles’’ (9,8 %), les ‘’huiles et graisses animales et végétales’’ (6,6 %) et les ‘’papiers, cartons et applications’’ (6,6 %).

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RESSOURCES BUDGÉTAIRES EN JUILLET 2022

1 828,8 milliards de ressources pour des dépenses évaluées 2 638,6 milliards

Au terme des sept premiers mois de 2022, la gestion budgétaire a été marquée par une amélioration de la mobilisation des recettes budgétaires associée à un accroissement important des dépenses. Cette tendance s’est confirmée au courant du mois de juillet, selon les chiffres de la DPEE.

Les ressources globales (hors dons en capital) à fin juillet 2022 sont chiffrées à 1 828,8 milliards, en augmentation de 26,1 % comparativement à la même période de 2021. Quant aux dépenses publiques (hors dépenses financées sur ressources extérieures), elles se sont confortées de 32, 5% pour s’établir à 2 638,6 milliards. Concernant les ressources, elles sont constituées de recettes budgétaires chiffrées à 1823,4 milliards et de dons budgétaires estimés à 5,4 milliards. La bonne tenue des ressources est attribuable aux recettes budgétaires qui ont enregistré une hausse de 377,8 milliards (+26,1 %), sous l’impulsion de la hausse des recettes fiscales (+29, 6%). S’agissant des recettes fiscales, estimées à 1755,3 milliards, leur progression reflète le bon comportement des recouvrements des impôts directs, des taxes sur biens et services intérieurs et des droits mobilisés au cordon douanier qui se sont accrus, respectivement, de 173,3 milliards, 122,6 milliards et 100,8 milliards pour se situer à 644,0 milliards, 448,5 milliards et 540,7 milliards à fin juillet 2022. La mobilisation des ressources a, aussi, bénéficié de la régularisation du FSIPP à fin mai 2022. Cependant, cette tendance favorable a été atténuée par la suspension de la taxe à l’exportation de l’arachide et la baisse sur les droits d’enregistrement de 6,8 milliards. Quant aux recettes non fiscales, elles ont régressé de 23,0 milliards en raison du retard dans la mobilisation des dividendes.

Au titre des dépenses publiques (hors dépenses financées sur ressources extérieures), elles ont été exécutées à hauteur de 2638,6 milliards à fin juillet 2022, contre 1991,4 milliards un an auparavant, soit une hausse de 647,2 milliards (+32,5%) . Cette progression s’explique par l’augmentation soutenue des dépenses d’investissement, financées sur ressources intérieures, et celles de fonctionnement, notamment les transferts et subventions. En effet, à fin juillet 2022, les dépenses en capital financées sur ressources intérieures ont progressé de 329,0 milliards (+73,8%)  pour se situer à 774,6 milliards. Au titre des transferts et subventions estimés à 776,7 milliards, une hausse de 157,2 milliards (+25,4%)  a été enregistrée, en glissement annuel. Par ailleurs, la masse salariale et les charges d’intérêts sur la dette, évaluées respectivement à 613,6 milliards et 250,1 milliards, ont enregistré des progressions respectives de 18,5%  et 20,5 % sur la période sous revue.

Lamine Diouf

 

Section: 
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