Publié le 9 Aug 2026 - 00:30
TENNIS - COUPE DAVIS

Le Sénégal vise les barrages de montée

 

Le Sénégal s'apprête à remettre en jeu son titre de vainqueur du Groupe 3 Afrique de la Coupe Davis, dont l'édition 2026 est prévue du 11 au 15 août à Bujumbura, au Burundi. Les fédéraux, en conférence de presse ce vendredi, visent les trois premières places, qualificatives pour les matchs de barrage pour la montée dans le Groupe 2 Mondial.

 

Le Groupe 3 Afrique de la Coupe Davis entrera en compétition du 11 au 15 août à Bujumbura, au Burundi. Vainqueur de la dernière édition, le Sénégal va défendre son titre avec comme ambition finale de jouer les barrages de montée dans le Groupe 2 Mondial. C'est l'objectif que se sont fixés les fédéraux, en conférence de presse, ce vendredi. « La Coupe Davis, Groupe 3 Afrique 2026, on y retourne cette année, en sachant que l'année dernière, c'est le Sénégal qui l'avait remportée. Nous étions premiers devant la Namibie, et en troisième, il me semble que c'était le Nigeria. Notre objectif, c'est d'être qualifié pour les matchs de barrage en étant classé parmi les trois premières équipes », a expliqué le premier vice-président à l'organisation de la Fédération sénégalaise de tennis (FST), Baïdy Dieng.

Selon lui, l'équipe sénégalaise a les capacités de rééditer la performance réalisée l'année dernière à Harare au Zimbabwe. « On a une équipe qui est solide, avec deux joueurs qui sont professionnels. L'un est classé 706e mondial, Seydina André, l'autre est 840e mondial, Nicolas Jadoun. Ce sont tous deux des garçons qui ont grandi ici, qui ont appris le tennis ici, au Club Olympique, au Sporting et au TCD. Et qui ont gagné les premiers rounds du tournoi ITF Junior, qui a été initié ici à partir de 2018. »

La sélection du Sénégal, menée par le capitaine Lamine Diédhiou, sera complétée par deux joueurs locaux, qui sont Yannick Languina et Olivier Mendy. « Les joueurs seront sur place après-demain, prendront connaissance des terrains, connaîtront leurs adversaires et l'ordre des matchs, et pourront faire ce qu'on attend d'eux. Ils ne sont pas dans un domaine nouveau, ils connaissent la compétition, ils l'ont déjà gagnée l'année dernière, on souhaite juste qu'ils refassent le même parcours », a-t-il assuré.

Le Groupe 3 Afrique est composé, en plus du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Togo, de la Namibie et du Burundi. Chaque équipe jouera cinq matchs et le tirage au sort sera effectué lundi prochain pour déterminer l'ordre des rencontres.

Susciter de l'engouement pour le tennis

Les fédéraux sont confiants quant au bon déroulement du séjour de la délégation sénégalaise à Bujumbura. Selon eux, toutes les dispositions ont été prises, avec l'appui des autorités étatiques, notamment pour « les titres de voyages, et promettent également de nous soutenir concernant tous les frais inhérents à la préparation, aux transports internes, aux matériels et à l'hébergement ». « Une des difficultés qu'on a, c'est que nos joueurs ne quittent pas tous le Sénégal pour aller au Burundi, ça coûterait moins cher. Nous, on fait venir des gens qui, en fait, vivent et s'entraînent comme des professionnels en Europe. Cela coûte beaucoup plus cher, et c'est pour ça que c'est important l'appui du ministère », a indiqué M. Dieng.

Le président de la Fédération sénégalaise de tennis, Layti Ndiaye, souhaite cette année jouer le match de barrage à Dakar. D'abord, cela permettra de donner plus de chance à l'équipe, qui sera en terre conquise. « Quel que soit l'équipe, avoir le match ici, chez soi, ça fait quand même une grosse différence. C'est important psychologiquement », a dit M. Ndiaye. L'année dernière, le Sénégal a joué son match de barrage au Pakistan et a perdu face à l'équipe pakistanaise. « On a perdu contre le Pakistan, dans les conditions qui ont été relatées. La surface, surtout, nous a porté préjudice. Et également, je pense, l'arbitrage. On est parti, on a joué à Islamabad sur une surface qu'on ne connaissait pas du tout, qui est le gazon », a regretté Baïdy Dieng.

Ensuite, en jouant à domicile le match de barrage, les dirigeants espèrent susciter chez les Sénégalais de l'engouement pour le tennis. « C'est d'autant plus important que ça permet de renouer avec ce qui se faisait à l'époque. Les fameuses coupes Davis qui ont montré à la face du Sénégal ce que c'était le tennis », a déclaré le président de la FST.

« À l'époque, a-t-il rappelé, les tournois se faisaient au Sporting, qui a été détruit. C'était vraiment un véritable engouement de voir ces matchs-là. On a reçu la Grèce ici, l'Afrique du Sud qui venait de sortir de l'apartheid, l'Égypte. On est allés jouer au Portugal, en Afrique du Sud, en Tunisie. C'est cette ambiance-là qu'on veut régénérer au niveau du Sénégal. Ce serait bon qu'on gagne pour qu'on puisse permettre aux Sénégalais de revoir ce qu'est que la Coupe Davis dans son ancienne facette. »

LOUIS GEORGES DIATTA

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