Publié le 3 Jan 2019 - 12:47
COUVERTURE MEDIATIQUE EN PERIODE DE PRECAMPAGNE ELECTORALE

Le Cnra rappelle les règles du jeu

 

Idrissa Seck a bien fait de vouloir tenir ‘‘sa’’ conférence de presse aujourd’hui, après la fièvre communicationnelle de fin d’année 2018. Parce qu’à partir de demain vendredi, on sera officiellement dans la précampagne. Et il sera interdit, d’après le communiqué du Conseil national de régularisation de l’audiovisuel (Cnra) publié hier, la diffusion, par les médias (presse écrite, presse en ligne, radio et télévision), de ‘‘toute manifestation ou déclaration publique de soutien à un candidat faite directement ou indirectement par toute personne ou association ou groupement de personnes, quelle qu’en soit la qualité, nature ou caractère’’.

De même qu’il sera interdit ‘‘toute manifestation ou déclaration publique de soutien faites lors des visites et tournées à caractère économique, social ou autrement qualifié, effectuées par toutes autorités de l’Etat sur le territoire national’’, pour cette période allant du vendredi 4 au samedi 2 février 2019.

Expiré ce délai, on va entrer dans la campagne électorale proprement dite, à parti du 3 février où le service public devra faire preuve d’un grand sens de l’équilibre. Les médias gouvernementaux seront ‘‘assujettis à l’obligation de respect du principe d’égalité, dans le temps d’antenne mis à la disposition des candidats’’, fait remarquer le Cnra, tandis que ceux du privé également ‘‘sont tenus au respect rigoureux des règles d’équité et d’équilibre dans le traitement des activités des candidats’’. La publicité, émanant des états-majors politiques, est également honnie par la structure dirigée par Babacar Diagne. Une interdiction qui s’applique à tous les organes et tous les médias dans leur ensemble.

En ce qui concerne la fin des ‘‘hostilités’’, la campagne électorale prend fin le vendredi 22 février 2019 à minuit, pour le premier tour. La veille de l’élection et le jour du scrutin, est interdite la diffusion, par les médias (presse écrite, presse en ligne, radio et télévision), de toute propagande électorale. En guise de précision, cette interdiction concerne tout élément relatif à la campagne électorale y compris les débats, interviews, communiqués et revues de presse.

 

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