Publié le 18 Jun 2018 - 13:20
GRANDE MOSQUEE DE DAKAR

Macky Sall réitère son appel au dialogue, Alioune Moussa Samba sermonne l’opposition

 

En marge de la prière de la Korité célébrée vendredi dernier à la Grande mosquée de Dakar, le Président Macky Sall a réitéré sa main tendue à l’opposition. Mais auparavant, l’Imam Ratib de ladite mosquée a appelé celle-ci à être consciente que c’est le chef de l’Etat qui est élu et personne d’autre.

 

Les relations toujours heurtées entre le président de la République et son opposition se sont invitées vendredi dernier dans le sermon de l’Imam Ratib de la grande mosquée de Dakar, où le chef de l’Etat a sacrifié à la traditionnelle prière marquant la fin du jeûne musulman. Imam Alioune Moussa Samba a, dans son discours prononcé à cet effet, rappelé à tous les acteurs du jeu politique l’impératif de tenir compte du choix légitime des Sénégalais dans leurs différentes positions. ‘’Même si le pays nous appartient à tous, il est géré par celui à qui les Sénégalais ont accordé leur confiance. Il n’est pas confié à ceux qui n’ont pas été élus’’, a-t-il d’emblée tenu à préciser. Avant de revenir sur le rôle que doit jouer une opposition. ‘’Le rôle d’un opposant dans un pays, ce n’est pas de passer tout son temps à dénoncer et à critiquer l’action gouvernementale. C’est certes de dénoncer quand ça ne va pas, mais aussi et surtout de le reconnaître quand la gestion est bonne’’, a-t-il soutenu.

Pour Imam Alioune Moussa Samba, cela n’apporte rien à l’opposition de passer tout son temps à dénoncer sans faire des propositions concrètes. Selon lui, même si le président de la République a l’obligation de dialoguer avec tous les segments de la société, il n’empêche que le dernier mot lui revient toujours quand il pense que ses propositions sont meilleures que celles formulées par les autres acteurs. Néanmoins, il a invité le chef de l’Etat à toujours privilégier le dialogue et la concertation sur tous les sujets d’intérêt national. Un appel qui n’est pas tombé dans l’oreille de sourd. Puisque le Président Macky Sall, aussitôt après la fin de la prière de la Korité, a réitéré sa disponibilité à dialoguer avec tous les segments de la société sénégalaise, y compris avec l’opposition dite significative qui a opté pour la politique de la chaise vide. D’ailleurs, à celle-ci, le chef de l’Etat a fait savoir qu’il n’est pas trop tard de rejoindre les concertations déjà entamées sur l’exploitation des ressources pétrolières et gazières depuis le 12 juin dernier.

‘’Aujourd’hui, j’ai lancé une concertation nationale sur la gestion des ressources pétrolières et gazières. Il n’est jamais trop tard pour apporter sa pierre à l’édifice, sa contribution. Le dialogue autour des questions d’intérêt national doit faire l’unanimité’’, a déclaré le chef de l’Etat qui soutient que son rôle, en tant que président de la République, est de conduire les destinées de notre pays dans la voie de la concorde nationale, de la recherche de l’unité nationale consolidée. ‘’C’est pour cela que j’ai fait du dialogue une méthode de gouvernance’’, a-t-il indiqué.

ASSANE MBAYE

Section: 
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique