Publié le 22 Aug 2014 - 13:22
LES CADRES DE L’APR PLUS QUE DIVISES

Thierno Alassane Sall face au spectre de l’éclatement

 

Les cadres du parti du président de la République ont constaté la réalité toute crue : la CCR vit la crise la plus grave de son histoire. Hier, dans le sillage du directoire national présidé par Macky Sall lui-même à son retour de voyage, les cadres républicains étaient en conclave à leur siège du Point-E, à Dakar, pour réfléchir sur les orientations données face à la montée des périls, la tragique crise universitaire marquée par la mort de l’étudiant Bassirou Faye, et surtout, la stratégie à adopter devant la remobilisation du PDS, en attendant samedi et la promesse de Me Wade de « faire et dire » à cette occasion prévue à la place de l’Obélisque. Sans oublier les guerres de positionnement qui minent le parti présidentiel.

Au finish, la rencontre présidée par le coordonnateur national, l’ancien ministre Thierno Alassane Sall (TAS), s’est terminée en queue de poisson. Pire, la question du leadership à la tête de la CCR a été posée au vu de la tournure des événements. Selon un participant à la rencontre, Thierno Alassane Sall n’a rien fait pour détendre l’atmosphère et la tension était palpable. Etaient présents des directeurs généraux d’entreprise nationale, des directeurs d’Agence, des PCA, et les nombreux « frustrés », pas encore « casés » par le patron…

Seuls deux points ont finalement pu être discutés et ils concernaient la gestion de la crise universitaire. Et là, rien de nouveau : les deux intervenants - des universitaires - ont émis des opinions différentes sur la pertinence ou non de limoger Mary Teuw Niane, le ministre de l’Enseignement supérieur. Distribuant la parole à sa guise, « et à ceux dont il est sûr de la fidélité », TAS n’a pas réussi à assurer « une bonne police de la rencontre » qui a donné, vers sa fin, les airs d’une assemblée d’étudiants syndicalistes. Puisque la plupart des présents piaffaient d’impatience pour dire ce qu’ils avaient dans le cœur, ce qui devait arriver arriva. Le « cas » Thierno Alassane Sall lui-même s’est invité dans les discussions.

Flash-back. Quand le président Macky Sall décide de limoger du gouvernement les perdants aux locales, il applique la mesure à Thierno Alassane Sall, militant de la première heure et à la tête bien faite. Seulement, il faisait face à Idrissa Seck, nouveau patron de l’opposition, qui a remporté le conseil départemental de Thiès, consolidant ses fiefs. Apparemment mécontent de son limogeage, le responsable des cadres de l’APR n’attend pas un point de chute et annonce qu’il retourne à l’Asecna où il est ingénieur. 

LAMINE SENE

 

Section: 
ELECTIONS LOCALES 2027 : Le FDR veut unifier l’opposition
FONDS POLITIQUES – ACCÈS À LINFORMATION : Le règne de l’opacité
ENTRE TENSIONS SOCIALES ET IMPÉRATIFS ÉCONOMIQUES : L’État ajuste ses priorités
CENTENAIRE DU PRESIDENT ABDOULAYE WADE : Une célébration en grande pompe les 4 et 5 juin
COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT : La stratégie de déploiement
LIMOGEAGE OUSSEYNOU LY Pastef dans tous ses états
El Malick Ndiaye
KHALIFA A. SALL (TAXAWU SÉNÉGAL) : “Notre temps d’observation de 24 mois est terminé”
GRANDE INTERVIEW – 2 ANS DE DIOMAYE : Les leçons d’une prise de parole
AMINATA TOURÉ, SUPERVISEURE DE LA COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT "Le moment venu, on saura répondre coup pour coup"
MODIFICATION ARTICLES L29 ET L30 - NON RÉTROACTIVITÉ DE LA LOI Entre confusion et amalgame
MAME MBAYE NIANG SUR LA MODIFICATION DE LA LOI ELECTORALE « Au nom de quoi se battre à la place de Diomaye ? »
DUEL AU SOMMET - RÉVISION CODE ÉLECTORAL : L’Assemblée tranche pour Sonko !
RÉFORMES INSTITUTIONNELLES AU SÉNÉGAL Entre l’ambition du consensus et le spectre du “forcing”
RÉFORMES CONSTITUTIONNELLES : Le FDR rejette les propositions et appelle à la mobilisatio
EN ASSEMBLEE GENERALE A THIÈS Le FDR critique la situation du pays et la réforme électorale
ABDOULAYE B. GNING (PRESIDENT DU FRONT PATRIOTIQUE Républicain (FPR – YOON WI)) "Le temps est grave notre République vacille, notre souveraineté s'efface"
EN TOURNEE A THIES : Barthélémy Dias appelle l’opposition à se structurer
Fête de l’indépendance à Thiès
LOI D’AMNISTIE : La politique noie le Droit