Publié le 13 Mar 2025 - 11:17
LIVERPOOL-PSG (0-1, 1-4 TAB)

PSG l’horizon du plus fort

 

Tout était réuni pour que le PSG passe encore à côté. Un match aller dominé mais pas gagné, un Anfield bouillant et oppressant : difficile de faire plus inconfortable au moment de jouer son avenir européen. Et pourtant… Le leader de la Ligue 1 a relevé le défi, non sans trembler, mais avec énormément de personnalité. Comme Vitinha l’avait promis.

 

Écrire l’histoire

Cette deuxième manche, bien plus disputée que la première, a donné lieu à une grosse partie de manivelles. Le match aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre, avec un soupçon de réussite. Dans la tempête, les Parisiens ont perdu beaucoup de ballons et se sont souvent exposés, mais ils ont eu le mérite de garder le cap et de ne pas sombrer, là où le Barça de Messi, le City de Guardiola et tant d’autres avaient plongé. Le PSG était même à deux doigts de mettre son adversaire KO en prolongation. La séance de tirs au but a finalement donné à Gigio Donnarumma l’opportunité de briller et de rappeler ses capacités, remises en cause par la frappe de Harvey Elliott six jours plus tôt. L’opportunité donnée au PSG, aussi, de prouver sa force de caractère dans un exercice si exigeant pour les nerfs, qui plus est dans un stade où il n’avait jamais gagné.

Comme au soir de la victoire à Stuttgart, Nasser al-Khelaïfi s’est présenté le premier en zone mixte, l’œil pétillant, pour revenir sur cette « soirée parfaite » et bomber le torse. « On a mérité cette qualif, souriait-il. On était confiants. Avant le match, j’avais le sentiment que c’était notre soir. C’est très spécial pour moi, pour l’équipe, pour l’histoire. Aujourd’hui, les joueurs écrivent l’histoire du Paris Saint-Germain. » Il fallait voir avec quelle rage Luis Enrique et son gang des doudounes vertes ont explosé sur le but d’Ousmane Dembélé, mâchoires et poings serrés, et à quelle vitesse la joyeuse troupe s’est ruée vers le parcage au moment où la frappe de Désiré Doué a fait trembler les filets. Un moment de communion à la hauteur de l’intensité de la soirée.

 

« On savait qu’on allait faire ce qu’il fallait »

Comme ses supporters, qui n’ont pas eu froid aux yeux en nouant leurs écharpes autour des statues des Beatles sur Pier Head, le PSG a regardé Liverpool droit dans les yeux, chez lui. Au bout de 210 minutes de confrontation face à « la meilleure équipe du monde » dixit Nasser, la balance des points penche clairement côté parisien. Le contenu était là, le résultat a suivi, validant le plan concocté par Luis Enrique. « Le contexte était vraiment très difficile pour nous. Il fallait gagner ici à Anfield, très peu d’équipes arrivent à s’imposer ici, rappelait Marquinhos en zone mixte. On a fait un super boulot, on a su gérer nos temps faibles et profiter de nos temps forts. Aujourd’hui, on a montré ce qu’est le caractère de l’équipe. Le collectif est notre plus grande force. On a eu quelques moments de difficulté, mais on a su tenir avec l’aide de tout le monde. »

Khvicha Kvaratskhelia a montré l’exemple en tamponnant Alexis Mac Allister pour marquer son territoire ou en sortant un tacle déterminé dans le money time pour couper une passe à destination de Mohamed Salah. « On ne savait pas si on allait gagner, mais on savait qu’on allait faire ce qu’il fallait pour gagner, insiste le capitaine Marqui. Sur le match à la maison et le match ici, je pense que c’est vraiment mérité. » Les portes des quarts de finale désormais ouvertes, le PSG peut regarder le tableau avec appétit. Au menu du prochain tour : Bruges, ou plus probablement Aston Villa, vainqueur 3-1 à l’aller. Le Brésilien appelle néanmoins ses troupes à « garder les pieds sur terre » : « On fait de belles choses, mais il faut continuer à travailler. On n’a pas le temps de se relâcher. » Ils ont quand même pris le temps de savourer avec leurs supporters, sautillant et chantant allègrement, comme s’ils ne sortaient pas de deux heures d’apnée. Il fallait bien extérioriser pour prendre conscience de la portée de ce qu’ils ont réalisé. Tous ensemble.

SOFOOT

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