Publié le 31 Jul 2015 - 17:41
MOUSSA DIAW, (ENSEIGNANT-CHERCHEUR EN SCIENCES POLITIQUES)

‘’Khalifa Sall est sur la bonne voie’’

 

Le maire de Dakar s’est démarqué de ses partisans qui lui demandent de prendre en main le destin du Parti socialiste (Ps). Mais de l’avis de Moussa Diaw, enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis une telle attitude  de Khalifa Sall  s’inscrit dans une logique de rassurer le Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng. Décryptage.

 

‘’Je suis un militant qui reste loyal au parti et en aucun cas, je ne cautionnerai que l’on s’attaque à l’autorité du parti. Je ne suis pas d’accord et je ne saurais être d’accord avec cela’’. Cette déclaration attribuée à Khalifa Sall vient dans un contexte où certains partisans du maire de Dakar demandent le départ d’Ousmane Tanor Dieng de la tête du Parti socialiste (Ps). Et d’après Moussa Diaw, enseignant-chercheur en Sciences politiques, Khalifa Sall veut mettre à l’aise Ousmane Tanor Dieng. ‘’Ces propos s’inscrivent dans une logique de rassurer le Secrétaire général. Il veut lui montrer qu’il n’entend pas remettre en question son leadership. Mais tout cela entre dans une logique de convenance politique. C’est important de permettre au Parti socialiste de pouvoir se retrouver, de se regrouper, de taire ses contradictions et s’unir pour revenir au pouvoir’’, affirme-t-il.

A en croire le politologue, Khalifa Sall est sur la bonne voie. ‘’Son comportement est tout à fait normal. Il ne va pas dire sa stratégie. C’est un homme politique averti, qui a de l’expérience. Il gère la situation doucement en tenant compte des rapports de forces. Il ne sert à rien pour lui de se précipiter. Défier Ousmane Tanor Dieng actuellement peut avoir un impact négatif au sein de leur parti’’, note-t-il. Toujours, selon M. Diaw, le maire de Dakar prépare le terrain pour mieux aborder la prochaine élection présidentielle. ‘’Il est en train de se préparer doucement en observant l’évolution de la situation parce que tout peut arriver. La date de la prochaine élection n’est même pas encore connue. S’il se démarque maintenant, il sera la cible de ses prochains adversaires. Donc, il joue à la prudence pour mieux affuter ses armes.’’

Cependant Moussa Diaw souligne qu’en politique, le temps compte beaucoup. C’est pourquoi, dit-il, Khalifa Sall doit prendre son temps. ‘’Il ne faut pas qu’il se presse mais il ne doit pas non plus afficher sa position tardivement. Pour se présenter à une élection, il est important d’organiser son équipe et analyser les rapports de forces dans le champ politique’’, assure-t-il.

L’enseignant à l’Université Gatson Berger (UGB) de Saint-Louis pense également que les dissidents au sein du Ps ne courent pas de risque d’exclusion comme c’était le cas pour Malick Noël Seck. ‘’Je pense qu’ils ne seront pas sanctionnés. Les socialistes cherchent à revenir au pouvoir, il serait inopportun de prendre des sanctions à l’encontre de personnalités politiques de leur parti. Ce serait une maladresse’’, dit-il.  Aux yeux de l’enseignant en Sciences politiques, les attaques contre Ousmane Tanor Dieng se justifient parce que ce dernier devait tirer les leçons des deux élections présidentielles qu’il a perdues. Toutefois, Moussa Diaw affirme que le Ps aura un candidat pour les prochaines joutes électorales. ‘’Ca se fera quand la date de l’élection  sera connue. Les ténors du parti vont se réunir pour déterminer le candidat le plus apte pour les représenter’’, conclut-il.

EL HADJI FALLILOU FALL (STAGIAIRE)

Section: 
MODIFICATION ARTICLES L29 ET L30 - NON RÉTROACTIVITÉ DE LA LOI Entre confusion et amalgame
MAME MBAYE NIANG SUR LA MODIFICATION DE LA LOI ELECTORALE « Au nom de quoi se battre à la place de Diomaye ? »
DUEL AU SOMMET - RÉVISION CODE ÉLECTORAL : L’Assemblée tranche pour Sonko !
RÉFORMES INSTITUTIONNELLES AU SÉNÉGAL Entre l’ambition du consensus et le spectre du “forcing”
RÉFORMES CONSTITUTIONNELLES : Le FDR rejette les propositions et appelle à la mobilisatio
EN ASSEMBLEE GENERALE A THIÈS Le FDR critique la situation du pays et la réforme électorale
ABDOULAYE B. GNING (PRESIDENT DU FRONT PATRIOTIQUE Républicain (FPR – YOON WI)) "Le temps est grave notre République vacille, notre souveraineté s'efface"
EN TOURNEE A THIES : Barthélémy Dias appelle l’opposition à se structurer
Fête de l’indépendance à Thiès
LOI D’AMNISTIE : La politique noie le Droit
DIPLOMATIE / CANDIDATURE ONU : Macky Sall face à son grand oral à New York
CONFLITS INTERNATIONAUX Diomaye Faye alerte contre la banalisation du recours unilatéral à la force
GUERRE AU MOYEN-ORIENT – CRISE DU MULTILATÉRALISME : L'Afrique face à ses responsabilités
MODIFICATION ARTICLE L29 ET ABROGATION ARTICLE L30 DU CODE ÉLECTORAL Le FDR dénonce une forfaiture et annonce des manifestations
CANDIDATURE SONKO - RÉVISION PROCÈS : Une partie de poker
CENTENAIRE D’ABDOULAYE WADE : L’État prépare une célébration nationale
LINGUÈRE - EL MALICK NDIAYE SUR LES LOCALES : “L’objectif n’est pas de satisfaire des intérêts mais de gagner”
El Malick Ndiaye
LOCALES 2027 : Nouvelle Responsabilité contre tout report
DÉSORDRE AU SOMMET DE L’EXÉCUTIF : Comme dans une armée mexicaine