Publié le 20 Sep 2014 - 02:39
PARTI DEMOCRATIQUE SENEGALAIS

La Fncl presse Wade pour la tenue du congrès

 

Le Pds ne saurait retarder davantage l’organisation d’un congrès pour renouveler ses structures et ses dirigeants face aux exigences politiques actuelles et futures, selon les cadres libéraux.

 

Pour un parti «qui reste debout» et qui «demeure la première force politique du pays», il ne saurait être acceptable que le renouvellement des structures et des responsables ne soit pas une priorité. C’est le reproche à peine voilée que la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL) a adressé au secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (PDS). A cet effet, la Fncl propose derechef à Me Abdoulaye Wade sa «proposition consistant à la mise en place d’une commission nationale pour la réorganisation» du Pds, «avec une feuille de route claire confinée dans des délais précis» et dont le parachèvement serait la tenue dudit congrès.

Selon une déclaration parvenue hier soir à EnQuête, les cadres libéraux estiment que cette commission pourrait également avoir comme missions de «repenser» la stratégie actuelle du Pds et son «orientation pour le futur», mais aussi  de «revisiter l’offre politique et citoyenne du parti.» Pour la Fncl, cette «mue» du Parti démocratique sénégalais relève d’une démarche indispensable «en perspective des futures échéances» car il est impérieux de «tirer tous les enseignements des dernières élections présidentielle, législatives et locales». Précision de taille : un congrès du Pds ne devrait se tenir qu’après «la libération des otages», affirment les cadres libéraux.

Il est vrai que le président de la Fédération nationale des cadres libéraux, Abdoul Aziz Diop, est en prison depuis plusieurs mois. Mais pas que lui. La déclaration rappelle qu’Aïda Ndiongue, Samuel Sarr et Karim Wade sont eux aussi en état de «séquestration».

A ce propos, les cadres libéraux affirment que «dans une démocratie sérieuse», le principe de la «reddition des comptes passe par l’audit de la gestion des personnes soupçonnées par les corps de contrôle de l’Etat ou des cabinets privés commis à cette effet.» C’est pourquoi, sous cet angle, ce qui se passe aujourd’hui au Sénégal est une véritable mascarade qui fait honte à tous les démocrates.» Et de fait, poursuit la déclaration, «demander à Karim Wade de justifier l’origine licite des biens qui lui sont injustement et faussement attribués, c’est tenter (…) de donner une base légale à une condamnation déjà prononcée.»

MOMAR DIENG

 

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