Publié le 5 Jun 2015 - 04:04
REACTION SUITE A L’INVITATION FAITE AU SENEGAL DE LIBERER KARIM WADE

Me El hadji Diouf s’en prend au groupe de l’Onu et droits de l’hommistes 

 

Comme à son habitude, Me El Hadji Diouf ne rate jamais l’occasion d’égratigner ses adversaires. Cette fois-ci, il est allé loin du Sénégal pour s’en prendre au groupe de travail de l’Onu qui juge la détention de Karim Wade arbitraire et demande à l’Etat du Sénégal de le libérer et de l’indemniser. Le conseil de l’Etat dans cette affaire relève que ce groupe-là n’est pas une justice, il n’est pas une juridiction pour s’adresser à une juridiction et lui ordonner d’annuler sa décision.

Dans un ton à la fois ironique et polémique, il s’écrit : ‘’Moi groupe de mécaniciens aux Nations-unies, moi groupe de vendeurs de cacahuètes aux Nations-Unies, je vous demande d’arrêter’’. Me Diouf de répliquer que le Sénégal n’est pas une République bananière. ‘’Nous avons une justice, une institution judiciaire reconnue par notre constitution. Le groupe de travail, un groupe d’amis. On ne sait même pas d’où ils viennent. S’ils sont crédibles ? Ont-ils l’expertise nécessaire ? Sont-ils corrompus ? Qui les connait ? Est-ce que ce groupe là est au dessus de la justice indépendante et souveraine du Sénégal indépendant ?’’ se demande-t-il.

Non content, Me Diouf enchaine : ‘’ces gens ont perdu le nord, ils s’accrochent à tout. Et pour mieux les décrédibiliser, l’avocat politicien se lance dans une énumération des organes de l’Onu. L’Onu, c’est le conseil de sécurité, pour déclarer la guerre, la légitimer. L’Onu c’est l’Assemblée générale, pour accueillir de nouveaux membres, faire des résolutions, précise-t-il. ‘’Mais l’Onu, ce n’est pas un groupe de travail, comme un groupe de travail dans les lycées, les universités, les associations privés. Donc, de la même façon que la Cedeao, l’Onu ne peut pas s’immiscer dans le fonctionnement normal de nos institutions judiciaires. Aucun organe de l’Onu n’a donné l’ordre au Sénégal de libérer Karim Wade. Il n’est pas un organe de délibération qui engage les pays du monde’’.

‘’Politiciens malhonnêtes qui se disent droit-de-l’hommistes’’

Me Elhadji Diouf  a été aussi interpellé sur la position des organisations de défense des droits humains. Mais la question a eu l’effet de mettre de l’eau dans le moulin de l’avocat. ‘’Ne me parlez pas de ces politiciens malhonnêtes qui se disent droit-de-l’hommistes. Ils vivent de ça. Ils sont toujours corrompus, manipulés, achetés au Sénégal. On les connait, ce sont des maîtres-chanteurs pour la plupart. Ce sont des gens qui, au lieu de défendre des positions justes montrent leur choix dès le départ’’.

(Lignedirecte.sn)

 

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