Publié le 4 Oct 2017 - 11:10
RUSSIE 2018 - ZONE AMÉRIQUE DU SUD

Argentine-Pérou, une histoire de tension et de qualification

 

L'Argentine et le Pérou s'affronteront pour la quatrième fois dans un match sous haute tension. L'équipe qui s'imposera fera un grand pas vers la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.

 

La toute première confrontation, qui s'est déroulée dans le stade de Boca Juniors en 1969, a sonné l'avènement de la meilleure génération péruvienne de l'histoire et a conduit l'Argentine à son seul échec en compétition préliminaire sud-américaine. Les autres matches se sont disputés dans le stade de River Plate, avec la présence de deux stars mondiales qui jouaient leur place dans l'épreuve mondiale : Diego Maradona pour Mexique 1986 et Lionel Messi - avec Maradona comme sélectionneur - pour Afrique du Sud 2010.

Le 5 octobre, la Pulga jouera pour la première fois de sa carrière un match officiel dans l'enceinte de La Bombonera. Le Pérou viendra-t-il gâcher la fête aux Argentins comme il y a 38 ans ? Ou connaîtra-t-il une nouvelle désillusion après celles de 1985 et 2009 ?

Déjà vu

"Sur certains points, ce match est comparable aux précédents. Nous devons à tout prix gagner pour avoir notre destin en main. C'est une obligation absolue", confie Jorge Burruchaga à FIFA.com. Le manager de l'Argentine, champion du monde en 1986 et vice-champion en 1990, a également fait partie de l'histoire albiceleste face aux Péruviens : il était titulaire lors du nul de 1985. "Cette confrontation a été terriblement angoissante, alors que les finales que j'ai disputées au Mexique et en Italie m'ont apporté beaucoup de bonheur car je savais que j'étais sur le point de participer à quelque chose de très grand."

Oswaldo Cachito Ramírez, héros de la qualification péruvienne grâce à son doublé, estime que l'Argentine "craint" de ne pas aller à Russie 2018. Contrairement à l'exploit inca de 1969, rien ne sera décidé à l'issue de ce match. L'Argentine occupe actuellement la place de barragiste et ne serait pas éliminée en cas de défaite, mais sa situation serait très compliquée. Mais l'ex-international péruvien a une totale confiance dans la Blanquirroja. "Ce Pérou est encore meilleur que celui de 1969 car il est plus compact, avec de jeunes talents."

Les Incas, qui restent sur trois victoires consécutives, occupent la dernière place directement qualificative et pourraient s'inviter à la fête du ballon rond pour la première fois depuis 1982.

Sergio Goycochea, vice-champion du monde avec l'Argentine en 1990, décrit dans le journal La Nación la passe difficile dans laquelle se trouvent Messi et ses coéquipiers : "Il y a une plaie émotionnelle restée à vif. Trois finales de Coupe du Monde, même perdues, seraient considérées comme une immense performance ailleurs. Mais ici, on le perçoit plutôt comme un échec. Et les joueurs en souffrent".

En dépit de sa propre expérience et des remarques de son ex-coéquipier, Burruchaga se veut optimiste : "Ils sont motivés. Au vu du travail fourni, je suis confiant. L'Argentine va jouer cette Coupe du Monde".

Le dernier clin d’œil du destin

Comme si ce duel manquait de piquant, l'Argentin Ricardo Gareca sera sur le banc des visiteurs. Le sélectionneur du Pérou était devenu le grand protagoniste de l'affiche disputée en 1985, en inscrivant le but de l'égalisation à sept minutes du coup de sifflet final. Il a ainsi offert la qualification à l'Albiceleste et envoyé le Pérou dans une phase de barrages dont il n'est jamais sorti.

Malgré ce but salvateur, Gareca ne figurait pas dans les plans de Carlos Bilardo pour Mexique 1986. Russie 2018 pourrait donc être son premier rendez-vous mondial, au détriment de son propre pays. Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue le 2 octobre dernier, il a été droit au but : "Éliminer l'Argentine est quelque chose de sentimental. C'est un sujet personnel, très intime. Je reste professionnel et tout ce qui se passera relèvera du jeu et non des sentiments".

FIFA.COM

Section: 
COUPE DU MONDE 2026 : Huit joueurs tunisiens testés positifs lors de contrôles antidopage !
OM : Richard présente le nouveau modèle Par Damien Da Silva
MONDIAL 2026 : Diagnostic de la débâcle des Lions
BASKET (H) - ÉLIM. MONDIAL 2027 : Le Sénégal et la Côte d’Ivoire passent au second tour
PAPE THIAW SUR LA DÉFAITE FACE À LA BELGIQUE : “On n’a pas pu gérer derrière”
ÉLIMINATION DU SÉNÉGAL EN 16es DE FINALE La hantise des Diables Rouges
BELGIQUE / SÉNÉGAL (20H) Les Lions à l’assaut des Diables Rouges
ÉQUIPE NATIONALE : TOPS ET FLOPS DU PREMIER TOUR : À l’heure des comptes
QUATRE DÉFAITES CONSÉCUTIVES FACE AUX ÉQUIPES EUROPÉENNES Le Sénégal doit stopper l’hémorragie
MONDIAL 2026 : La Belgique est déjà effrayée par le Sénégal
JOJ 2026 - CEREMONIES D’OUVERTURE ET DE CLOTURE : Le COJOJ clarifie le processus de sélection de la société retenue
MONDIAL 2026 - BILAN PHASE DE POULES : Avec 9 qualifiées sur 10, l’Afrique passe en force
L’ANALYSE DE COACH EL HADJ CISSÉ : “Un casting pas trop rassurant dès l’entame d’un match”
PAPE THIAW SUR SENEGAL / IRAK : ‘’Parfois, on peut se tromper’’
MONDIAL 2026 - SEEGAL / IRAK (5-0) : L’Irak balayé, le Sénégal revit !
SENEGAL EN SURSIS : Comment Pape Thiaw a perdu le Nord
JUVE : L'intérêt du PSG pour Thuram se confirme
REAL : Mourinho veut faire progresser Mbappé
ARGENTINE : La nouvelle soirée légendaire de Lionel Messi
MONDE 2026 - NORVÈGE / SÉNÉGAL (3-2) : Deuxième revers pour les Lions, dos au mur avant d’affronter l’Irak