Publié le 16 Nov 2015 - 22:17
TERRORISME

Pourquoi Dakar doit surveiller ses arrières…

 

Le Sénégal ne peut avoir un regard éloigné des évènements tragiques qui se sont déroulés sur le sol français. Et pour cause, le communiqué de Daesh revendiquant les attentats de Paris a laissé filtré une menace claire : ‘’Que la France et ceux qui suivent sa voie sachent qu’ils resteront à la tête des cibles de l’État islamique.’’ Nous faisons partie de ceux-là qui suivent la même voie que la France et nos destins, aujourd’hui plus qu’hier, semblent bien liés.

 

Daesh a revendiqué samedi en fin de matinée les attentats sanglants de la veille à Paris ayant fait 132 morts, selon le dernier bilan. Comme dans de nombreuses parties du globe, cette tragédie qui a frappé la France a suscité beaucoup de réactions au Sénégal dont celle du chef de l’Etat, Macky Sall qui a exprimé ses sentiments de profonde compassion et de solidarité à la France. Mais comparé à ce qui se passe dans le monde, aux Etats-Unis, au Mexique, en Argentine, en Angleterre etc, Dakar reste assez timide dans sa réaction. Est-ce dû aux voyants rouges qui se signalent depuis quelque temps sur notre périmètre vital ? Veut-on justement éviter de provoquer le diable qu’on se rendrait si discret ?

En tout cas, le Sénégal ne peut avoir un regard éloigné des évènements tragiques qui se sont déroulés sur le sol français. Car l’on peut dire sans risque de se tromper qu’au moment où se tenait à Dakar le dernier Forum international sur la Paix et la sécurité (cette rencontre avait été précédée par bien d’autres), les terroristes de Daesh apportaient leurs dernières touches aux attentats qui se préparaient en France. Mieux, les Services de renseignements au Sénégal, aidés par leurs alliés, sont en train de décrypter des messages troubles venant de milieux jihadistes africains sur des projets de déstabilisation au Sénégal. De quelle ampleur ? Avec quels moyens ? Quelles cibles ? En tout cas, comme nous l’écrivions déjà dans nos dernières éditions, ce sont ces craintes qui expliquent les dernières arrestations qui continuent encore à faire couler salive et encre. Les services français sont assez bien informés sur la question qu’ils ont déjà averti le Sénégal, nous dit-on de sources sûres.

Sans verser dans la paranoïa, on peut bien dire que le Sénégal est bien menacé par le péril jihadiste. Le communiqué de Daesh revendiquant les attentats de Paris a laissé filtré une menace claire : ‘’Que la France et ceux qui suivent sa voie sachent qu’ils resteront à la tête des cibles de l’État islamique’’. Nous faisons partie de ceux-là qui suivent la même voie que la France et nos destins, aujourd’hui plus qu’hier, semblent bien liés.

Ce n’est pas non plus un hasard si la France, allié stratégique du Sénégal dans la sous-région ouest africaine, a été au début et à la fin du sommet de Dakar. C’est au cours de ce sommet que le Président Macky Sall s’est pour la première fois exprimé de manière ouverte sur la menace jihadiste au Sénégal dans la foulée des arrestations d’imams ayant des connections  (supposées) avec des proches de la nébuleuse Boko Haram qui a fait allégeance (détail important) au groupe Etat islamique. Les réactions des populations ayant suivi la sortie du Président Sall témoignent de leur prise de conscience réelle du danger jihadiste contre notre pays.

Le péril terroriste étant déjà aux portes de nos frontières par le Mali, la Mauritanie, et dans le Sahel, il convient de mettre en place des mesures strictes d’anticipation puisque la France, cible prioritaire de Daesh, compte beaucoup de ressortissants vivant parmi nous. Mieux, leurs biens symboliques existent à foison au Sénégal. Les autorités publiques et les services de sécurité sénégalais ont déjà échangé de nombreux renseignements avec les services étrangers dont ceux de la France sur ces questions. Le Général Mamadou Niang, ancien ministre de l’intérieur, a insiste sur la nécessité de l’anticipation. Intervenant sur la RTS, il explique que l’Etat doit davantage se professionnaliser dans la lutte (pas simple du tout) contre les terroristes. Ce, pour avoir le maximum de renseignements sur les acteurs du terrorisme.

Même s’il nous revient que les commandements de la police, de la gendarmerie ainsi que tout l’appareil sécuritaire du pays ont dédoublé leurs activités de surveillance, il convient de souligner que la vigilance doit être accrue, sans verser dans la paranoïa ou la peur.

MAME TALLA DIAW

 

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