Publié le 30 Sep 2015 - 18:42
POUR UNE MEILLEURE COMMERCIALISATION DE SES PRODUITS

Le Sénégal invité à développer sa politique nationale Qualité

 

Le Sénégal doit mettre en place une infrastructure nationale Qualité pour mieux valoriser ses produits avec un large accès au marché international. C’est le plaidoyer fait hier par différents experts en qualité,  à l’occasion d’un atelier de formation sur le Programme système qualité de l’Afrique de l’Ouest à l’intention des experts en communication. 

 

Le Sénégal ne dispose toujours pas d’une politique nationale de qualité. Pire encore, le coordonnateur technique national du Programme système qualité Afrique de l’Ouest (PSQAO) constate ‘’un effritement de tout ce qui porte sur la qualité’’. Selon Aboubacry Baro qui s’exprimait hier, en marge d’un atelier de formation des experts en communication sur le PSQAO, dans les différentes structures, ‘’chacune gère la qualité à sa façon, suivant des orientations spécifiques’’. ‘’Cela nous amène à une dispersion parce qu’on n’aura pas un point en termes de dénominateur commun ou d’orientations stratégiques’’, a soutenu  M. Baro.

Avec le programme système de qualité Afrique de l’Ouest financé à hauteur de 12 millions d’euros par l’Union européenne et exécuté par l’ONUDI, le Sénégal pourra mettre en place une infrastructure nationale qualité adossée à un cadre réglementaire technique national. Le PSQAO vise ‘’à instaurer une culture de la qualité au sein des entreprises et de la population’’, informe le représentant résident de l’ONUDI au Sénégal. Victor Djemba est même d’avis que cette politique nationale qualité sera profitable à tous. Cependant, Aboubacry Baro décèle beaucoup de manquements qu’il conviendra de relever pour la mise en place de cette infrastructure de qualité. Parmi ces maillons faibles de la chaîne, il liste l’absence ‘’d’étalons nationaux raccordés au système international d’unité’’. Ce qui fait que, dit-il, toutes les ‘’entreprises qui ont cette exigence sont obligés de se faire étalonner par des laboratoires étrangers’’.

‘’C’est des surcoûts, une perte de temps. A ce niveau, on a pu aider à mettre en place un laboratoire d’étalonnage national domicilié à l’ITA sur les grandeurs masses uniquement’’, ajoute-t-il. L’autre problème lié à la mise en place de l’infrastructure nationale qualité est l’absence d’un dispositif réglementaire. D’après Aboubacry Baro, les textes sur le contrôle alimentaire et ceux sur la métrologie datent tous de 1960. ‘’Ces textes sont désuets. Il faudrait les actualiser pour préserver davantage la santé des populations et préserver notre économie. Il faut y travailler.’’

Exigence sur la norme

Par ailleurs, le Sénégal doit aller vers une normalisation de tous ses produits, conseille la responsable Division agroalimentaire ASN. Pour Mame Sine Mbodj, celle-ci est essentielle pour le développement économique de son commerce, car dit-elle, ‘’la norme apporte énormément de chose en termes d’accès aux marchés mais aussi à la protection des consommateurs’’. Avec une normalisation, le consommateur est capable de savoir ce qu’il mange. Ce qui, aujourd’hui, constitue une exigence à tout fabricant qui met sur le marché un produit, rappelle Mme Mbodj. Il s’y ajoute qu’avec cette politique de normalisation, le consommateur a la possibilité de savoir l’origine de l’aliment, quelles sont les conditions de production. Et c’est sur l’étiquetage que sont inscrites toutes les informations relatives au mode d’utilisation et de conservation du produit, sa durée de vie… 

ALIOU NGAMBY NDIAYE

 

Section: 
IMPACTS GUERRE IRAN : Alerte rouge sur les productions de riz
RÉFORMES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES : Diomaye presse le gouvernement et recentre l’action sur la jeunesse
Riz local
GESTION FADP : Le Jub jubal jubanti à rude épreuve
MISE AUX NORMES DES INFRASTRUCTURES AÉROPORTUAIRES : L’AIBD tient son salon d’honneur réfectionné
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET CLIMAT : La Banque mondiale injecte 23 milliards F CFA pour des solutions agricoles innovantes
STABILISATION DE LA BRÈCHE ET RELANCE DE L’ÉCONOMIE BLEUE L’ANAM mobilise les acteurs et les partenaires
EMPRUNT DE 650 MILLIONS : Cheikh Diba s’explique !
TRANSPORT - CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE ET URBANISATION CROISSANTE Les voies d’eau comme solution
RENCONTRE INTERNATIONALE DES COMITÉS D’ÉTUDE DU CIGRE Dakar, carrefour mondial de l’expertise électrique
OPACITÉ DE LA DETTE : 650 millions d’euros levés en secret pour maintenir la solvabilité de l’État
MALNUTRITION ET PALUDISME DANS LE MONDE : En 2024, 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont morts
ANSD
GOUVERNANCE EXTRACTIVE : Le Sénégal confirmé comme leader mondial de la transparence
IMPORTATIONS FRAUDULEUSES DE POULETS : Rouge de colère, ce que compte faire l'IPAS
COMMERCE EXTÉRIEUR Les exportations du Sénégal chutent de 50 % …
BANQUE MONDIALE : Djibrilla Issa nommé directeur de division
TENSIONS AU MOYEN ORIENT : Le Port de Dakar se veut rassurant
AIR SÉNÉGAL : La relance suspendue aux décisions de l’état
RENÉGOCIATION DES CONTRATS : Le PM annonce une pluie de milliards