Publié le 27 Aug 2021 - 01:49
CHANGEMENT CLIMATIQUE ET RESILIENCE

Une large coalition des pays africains préconisée 

 

Pour faire face aux effets du changement climatique à travers le continent, il urge pour l’Afrique de mettre en place une large coalition pour orienter le continent vers une voie plus durable et plus inclusive. C’est ce qu’a préconisé, hier, le Représentant résident des Nations Unies au Sénégal, Siaka Coulibaly, lors d’un webinaire sur le sujet.

 

Les changements climatiques qui se manifestent de fortes augmentations de température, la montée des mers, les changements dans les conditions météorologiques et d’autres phénomènes extrêmes occasionnent souvent des effets ‘’néfastes’’ sur la santé humaine, les écosystèmes naturels et de graves impacts environnementaux, socio-économiques. ‘’L’Afrique à l’instar du monde fait également face à des défis majeurs comme la Covid-19, le dérèglement climatique, etc.

Ce qui fragilise nos sociétés, nos économies et met à nu les inégalités qui menacent la paix et le développement durable. Aussi, le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEEC) publié ce mois révèle une fois de plus l’urgence des politiques ambitieuses pour rester dans les limites des gaz à effet de serre qui permettent de sauver la planète. Le rapport précise que, depuis 2011, la concentration de gaz à effet de serre a continué à augmenter atteignant de niveaux importants de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde nitrite. La concentration de CO2 est supérieure à celle estimée depuis près de 2 millions d’années au moins’’, souligne le Représentant résident des Nations Unies au Sénégal.

Siaka Coulibaly, qui s’exprimait, hier, lors d’un webinaire sur le sujet a poursuivi que le rapport, rappelle aussi que le réchauffement climatique en cours est caractérisé par une ‘’extrême rapidité’’ et que l’augmentation des évènements climatiques est principalement causée par le réchauffement climatique d’origine humaine. ‘’Il nous faut donc agir. Ainsi, il est donc important qu’à l’heure où tous les pays du monde sont en train de planifier ou de mettre en œuvre des stratégies de reprise et de relance à la suite de la pandémie de la Covid-19, qu’il urge de mettre en place une large coalition en Afrique pour orienter le continent vers une voie plus durable et plus inclusive. Une voie qui s’attaque aux changements climatiques, préserve l’environnement et inverse la perte de biodiversité et assure la santé et la sécurité à long terme pour toute l’humanité et particulièrement en Afrique’’, préconise-t-il.

Un besoin de 31 milliards de dollars pour ces prochaines années

D’après le diplomate onusien au Sénégal, une attention marquée devra aussi, être orientée vers des interventions pour combler la rareté des données climatologiques fiables, adéquates et actualisées. Et également, renforcer l’utilisation des services d’information climatique dans la planification et la pratique du développement en Afrique.  Pour lui, cette initiative marque un tournant décisif à la volonté de l’Afrique d’avoir un draft final de la stratégie africaine sur le changement climatique, avec un cadre logique développé et près pour adoption par les organes politiques de l’Union africaine. Ceci, pour que l’Afrique soit munie d’instruments aptes à lui permettre d’apporter des solutions appropriées à la problématique et aux défis du continent. ‘’L’Afrique est parmi les continents les plus vulnérables à la variabilité, au changement climatique. Une situation qui est aggravée par l’interaction entre les contraintes multiples y compris une forte dépendance sur l’agriculture, une pauvreté et une faible capacité d’adaptation et maintenant, l’impact socio-économique de la pandémie de la Covid-19’’, regrette-t-il.

A propos des plans nationaux, la commissaire de l’Union africaine, Dr. Laila Lokosang, par ailleurs, spécialiste en alimentation et nutrition, a informé qu’il y a uniquement 6 pays africains qui ont envoyé leurs plans d’adaptation nationaux, cette année. ‘’Toutefois, tous les pays africains ont donné leur contribution et ces contributions accordent la priorité à différents secteurs, à savoir l’agriculture, l’eau, les forêts, l’utilisation des terres, les écosystèmes. Très peu de pays africains ont exprimé leurs besoins en ce concerne l’adaptation au changement climatique, d’ici 2030. D’après les études, 40 pays ont fourni des besoins. Et nous avons besoin de 31 milliards de dollars, ces prochaines années, pour répondre à cette question. La plupart des pays africains s’attendent à y contribuer à hauteur de 6,6 milliards de dollars. Ces ressources proviendront des différentes sources de financement définies par les pays. Nous devons investir à hauteur de 33 milliards de dollars pour relever ce défi’’, dit-elle.

MARIAMA DIEME

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