Le ministère dément toute « liste noire » officielle

Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation tente de mettre fin à la polémique autour d'une liste d'établissements privés d'enseignement supérieur présentés comme « non reconnus ». Dans un communiqué signé par le directeur général de l'Enseignement supérieur, Pr Mamadou Sidibé, le département précise que le document diffusé récemment dans la presse n'a pas suivi le circuit de validation des communications officielles.
Selon le ministère, le document en question est un « outil de travail interne », élaboré dans le cadre des opérations de vérification, de mise à jour et de suivi des établissements privés d'enseignement supérieur. Sa diffusion ne constitue donc pas, à ce stade, une publication officielle du département.
Le ministère indique que le processus de vérification des établissements concernés se poursuit. Ceux-ci sont actuellement en échange avec les services compétents du département.
Cette précision est importante, puisque le ministère indique que le document diffusé ne permet pas encore de tirer des conclusions définitives sur la situation administrative des établissements qui y figurent.
Les autorités affirment par ailleurs avoir pris les dispositions nécessaires pour « situer les responsabilités » concernant le dysfonctionnement à l'origine de la diffusion du document.
Le ministère assure que les conclusions des travaux de vérification seront communiquées, le moment venu, aux acteurs concernés et, si nécessaire, au public.
En attendant, il invite les étudiants, les parents d'élèves et l'ensemble des personnes intéressées à ne pas se fier uniquement au document qui circule. Il les encourage à se renseigner directement auprès de la Direction de l'Enseignement supérieur privé sur la situation administrative exacte des établissements concernés.
Plusieurs éléments peuvent notamment être vérifiés : l'agrément, l'habilitation institutionnelle, l'accréditation ou encore la reconnaissance par le Cames.
Cette mise au point intervient alors que la diffusion de la liste avait suscité des interrogations chez les étudiants et les parents, notamment sur la validité des formations et des diplômes délivrés par certains établissements privés. À ce stade, le ministère ne confirme donc pas officiellement la liste qui circule et renvoie aux résultats du processus de vérification en cours.






