Publié le 3 Oct 2012 - 08:30
RECONSTRUCTION DE L'HYMEN

La parfaite arnaque

 

 

Malgré le fait que la virginité ait perdu de son prestige, pour certaines jeunes filles, elles sont, paradoxalement, nombreuses à casquer cher, pour retrouver leur hymen avant de se marier. Une nouvelle trouvaille qui fait aujourd'hui croire que toutes les filles sont vierges. Il suffit juste de le vouloir...

 

Mady Touré est un professeur de Sciences physiques dans un lycée de la place. Ce quinquagénaire ne croit pas en la virginité. Selon lui, aucune fille ne peut certifier qu'elle est restée vierge jusqu'au mariage. L'homme est prolixe pour en avoir fait l'expérience. «J'étais ébahi le lendemain de notre mariage, quand j'ai vu la famille organiser un «laabaan» pour mon épouse avec qui je suis sortie pendant trois années bien intenses. Je me suis posé des questions sans réponse. Quand je pense qu'elle savait en âme et conscience qu'elle n'était pas vierge...»

 

Safiétou Hann est une jeune mariée. Elle donne du crédit aux propos du professeur. «J'avais une amie d'enfance. On partageait tout. Mais elle a paniqué lorsque son papa a décidé de donner sa main à un cousin. N'étant pas vierge, elle s'en est ouverte à sa maman qui est sage-femme. Celle-ci l'a conduite dans une clinique pour reconstruire son hymen. Et la nuit de ses noces, son mari n'y a vu que du feu», confie-t-elle. Maïmouna Seck essaie de comprendre. ''C'est vrai que beaucoup de filles se font reconstruire l'hymen, mais il faut préciser que ce n'est pas un fait nouveau. Elles le font, de plus en plus, une ou deux semaines avant le mariage. On ne sait plus qui est vierge et qui ne l'est pas. Elles cherchent, pour la plupart, à échapper à la honte», souligne-t-elle.

 

Viviane DIATTA

 

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

Section: 
COURSES DE CHEVAUX ET D’ÂNES À TOUBA : Le rappel à l’ordre du khalife
LEVÉES DE FONDS POUR BÉBÉS MALADES ET DÉNONCIATION DG DGPJS : Ndella Madior Diouf attendue à la Sûreté urbaine
SAINT-LOUIS : DON DE MOTOPOMPES : Les quartiers inondables soulagés
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS AU SENEGAL, BURKINA ET MALI : La restauration de rue au cœur des préoccupations
CRISE DE L’ÉLECTRICITÉ Thierno Alassane Sall met en cause la gestion du secteur et écarte la thèse du sabotage
PÉNURIE DE SANG : La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité
JOURNEE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : Les chantiers de l'inclusion
RENSEIGNEMENT EXTÉRIEUR : Le Général Souleymane Kandé prend la tête de LA DGRE
COOPÉRATION EURO-AFRICAINE : L’Europe face à l’urgence de repenser son modèle de coopération
AFFAIRE KHADIM BA - TRANSACTION AVEC LA DOUANE : Me Massokhna Kane évoque un accord à un milliard
Marché de Thiaroye
Trafic de drogue
DÉSENCOMBREMENT DES VOIES PUBLIQUES : Makhtar Cissé veut briser le cycle du recommencement
RETOUR DES DELESTAGES : De l'électricité dans l'air
Détournement de mineure
GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : 984 détenus bénéficient d’une grâce exceptionnelle
ME MOUSSA SARR A LA CONFERENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : « L’autorité de la justice réside aussi dans son effectivité »
LITIGE FONCIER À KEUR MOUSSA : 22,5 hectares au cœur d’un bras de fer
DÉLESTAGES - SORTIE DU DG DE SENELEC À LA RTS Senelec promet un retour à la normale jeudi
Trafic de produits psychotropes